Atlas de l'environnement du Morbihan

Annexes

Annexes

Glossaire

 
# A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z


 A 




Agrocarburants

 
Les agrocarburants sont des produits de l'agriculture pouvant se substituer à l'essence, au gazole ou au fioul domestique. On parlera ici "d'agrocarburants" et non pas de "biocarburants" afin de ne pas induire de confusion avec les produits issus de l'agriculture biologique.

Les agrocarburants sont utilisés purs ou mélangés aux produits pétroliers. Il en existe 3 grands types : l'éthanol, l'ETBE (éthyl-tertiobutyl éther) et les EMHV (esters méthyliques d'huiles végétales).
  • L'éthanol est fabriqué à partir du sucre (betterave, canne à sucre) ou de l'amidon (maïs, blé). L'éthanol et son dérivé, l'ETBE, sont utilisés comme additifs dans la formulation des essences sans plomb.
  • Les EMHV sont principalement tirés d'huiles de colza ou de tournesol mais peuvent également être produits à partir d'huiles de friture usagées. Ils sont utilisés comme additifs pour le gazole et le fioul.

Air

 
L'air qui nous environne et qui entoure la Terre est une association de gaz, constituant une partie de l'atmosphère appelée troposphère (cette couche a une épaisseur variant de 17 Km au dessus de l'équateur à 7-8 Km au-dessus des pôles).

Air-stripping

 
Dispositifs d'aération, mélangeant l'air avec l'eau. Le principe est de générer une surface de contact maximale entre l'air et l'eau de manière à ce que les produits chimiques organiques volatils et les gaz dissous passent de l'eau à l'air.

Aléa

 
Nature, occurrence, intensité et durée d’un phénomène menaçant.

Algoculture

 
Culture des algues.

AMPA

 
Acide aminométhylphosphorique. Métabolite de dégradation du glyphosate.

Animaux-équivalent

 
Unité de mesure permettant d’évaluer les effectifs dans les élevages de volailles et de porcs et utilisée pour déterminer les seuils dans la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement.

Anthropique

 
Relatif à l’activité directe ou indirecte de l’homme.

Arboviroses

 
Maladies vectorielles transmises par des arthropodes suceurs de sang tels que les moustiques ou les tiques (dengue, maladie de Chikungunya, encéphalites à tiques...).

Assec

 
L’assec est l’état d’une rivière ou d’un étang qui se retrouve sans eau. L’assec peut être soit une situation naturelle due au fonctionnement cyclique normal du système hydrographique, soit être le résultat des activités humaines sur le milieu.

Associations syndicales de gestion forestière

 
Les associations syndicales ont pour objet d’élaborer un plan simple de gestion au nom de tous les propriétaires, ainsi que de réaliser tout ou partie de la gestion forestière et des équipements, voire même mettre en marché des produits forestiers. Elles constituent un moyen de gérer en commun sans toucher la propriété. Elles sont gérées par des syndics dont les pouvoirs s’apparentent à ceux des conseillers municipaux dans les communes, et qui sont élus par l’assemblée générale composée des propriétaires du périmètre. Les dépenses sont couvertes par des cotisations proportionnelles à l’intérêt que chaque propriétaire détient dans le périmètre. Elles peuvent être libres, autorisées ou constituées (Code forestier art. L247-1. à L.247-7.).

Atmosphère

 
L'atmosphère terrestre est l’enveloppe gazeuse entourant le globe terrestre. Elle protège la vie sur Terre en absorbant le rayonnement solaire ultraviolet, en retenant la chaleur (effet de serre) et en réduisant les écarts de température entre le jour et la nuit.

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 B 




Benthique

 
Qualifie un organisme qui vit sur ou à proximité du fond d'un écosystème aquatique dulçaquicole ou marin. Le terme "benthos" désigne l'ensemble de ces organismes.

Bilan Carbone®

 
Méthode de comptabilisation des émissions de gaz à effet de serre à partir de données facilement disponibles pour parvenir à une bonne évaluation des émissions directes ou induites par une activité ou un territoire.

Elle s’applique à toute activité : entreprises industrielles ou tertiaires, administrations, collectivités et même au territoire géré par les collectivités.

Biocénose

 
Ensemble d’êtres vivants de toutes espèces, végétales, animales et microbiennes, coexistant dans un espace défini (le biotope), et qui offre les conditions extérieures nécessaires à leur vie. L’association d’un biotope et d’une biocénose constitue un écosystème.

Biodiversité

 
Variété de la vie sur Terre. La biodiversité, ou diversité biologique, intègre la variabilité génétique des populations, de la diversité spécifique des communautés et de la diversité fonctionnelledes écosystèmes.

Biogéographie

 
Science qui étudie la répartition géographique actuelle ou passée des organismes vivants et les causes de cette répartition.

Biosphère

 
Partie de la Terre où la vie est possible. Désigne l’ensemble des milieux et tous les êtres vivants qui y vivent.

Bon état

 
C’est l’objectif à atteindre pour l’ensemble des eaux en 2015 (sauf report de délai ou objectifs moins stricts). Le bon état d’une eau de surface est atteint lorsque son état écologique et son état chimique sont au moins “bons”. Le bon état d’une eau souterraine est atteint lorsque son état quantitatif et son état chimique sont au moins “bons”.

Bon état chimique

 
L’état chimique est l’appréciation de la qualité d’une eau sur la base des concentrations en polluants incluant notamment les substances prioritaires. L’état chimique comporte deux classes : bon et médiocre.

Le bon état chimique d’une eau de surface est atteint lorsque les concentrations en polluants ne dépassent pas les normes de qualité environnementale.

La norme de qualité environnementale est la concentration d’un polluant dans le milieu naturel qui ne doit pas être dépassée, afin de protéger la santé humaine et l’environnement.

Le bon état chimique d’une eau souterraine est atteint lorsque les concentrations de polluants ne montrent pas d’effet d’entrée d’eau salée, ne dépassent pas les normes de qualité et n’empêchent pas d’atteindre les objectifs pour les eaux de surface associées.

Bon état écologique

 
L’état écologique est l’appréciation de la structure et du fonctionnement des écosystèmes aquatiques associés aux eaux de surface. Il s’appuie sur des critères appelés éléments de qualité qui peuvent être de nature biologique (présence d’êtres vivants végétaux et animaux), hydromorphologique ou physico-chimique.

L’état écologique comporte cinq classes : très bon, bon, moyen, médiocre et mauvais. Pour chaque type de masse de d’eau il se caractérise par un écart aux conditions de références qui sont les conditions représentatives d’une eau de surface pas ou très peu influencée par l’activité humaine. Les conditions de références peuvent être concrètement établies au moyen d’un réseau de référence constitué d’un ensemble de sites de référence. Si pour certains types de masses d’eau il n’est pas possible de trouver des sites répondant aux critères ci-dessus, les valeurs de référence pourront être déterminées par modélisation ou avis d’expert.

Le très bon état écologique est défini par de très faibles écarts dus à l’activité humaine par rapport aux conditions de référence
du type de masse d’eau considéré.
Le bon état écologique est défini par de faibles écarts dus à l’activité humaine par rapport aux conditions de référence du type de masse d’eau considéré. Les limites de la classe bon état sont établies sur la base de l’exercice d’interétalonnage.

Bon état quantitatif

 
L’état quantitatif est l’appréciation de l’équilibre entre d’une part les prélèvements et les besoins liés à l’alimentation des eaux de surface, et d’autre part la recharge naturelle d’une masse d’eau souterraine.

L’état quantitatif comporte deux classes : bon et médiocre.

Le bon état quantitatif d’une eau souterraine est atteint lorsque les prélèvements ne dépassent pas la capacité de renouvellement de la ressource disponible, compte tenu de la nécessaire alimentation des écosystèmes aquatiques de surface, des sites et zones humides directement dépendants.

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 C 




Catastrophe

 
Grave interruption de fonctionnement d’un territoire, causant des pertes humaines, matérielles ou environnementales que les sociétés affectées ne peuvent surmonter avec leurs propres ressources.

Céphalopodes

 
Animaux de la classe des mollusques, caractérisés par une bouche entourée d’un nombre plus ou moins grand de bras charnus ou tentacules (ex : calamar, seiche, poulpe...).

Chloracné

 
La chloracné est un trouble rare de la peau semblable à l’acné, causée par une exposition à des agents chlorés (tels que les dioxines).

Circulation douce

 
Circulation à pied ou à l’aide d’engins non motorisés.

Cluster

 
Un cluster regroupe et rapproche les acteurs d’un même secteur, proches géographiquement, afin que ceux-ci travaillent en complémentarité. Cet environnement, propice aux partenariats et aux collaborations de toute nature, stimule l’innovation, encourage la compétitivité et permet d’être plus réactifs aux opportunités du marché.

Cogénération

 
Technique permettant la production simultanée d’électricité et de chaleur. L’énergie utilisée pour faire fonctionner une installation de cogénération peut être du gaz naturel, du fioul, des déchets ou de la biomasse.

Conchyliculture

 
Élevage des coquillages marins.

Consommation énergétique

 
On distingue la consommation énergétique finale et primaire :

La consommation énergétique finale est la consommation d'énergie de tous les secteurs de l'économie à l'exception des quantités consommées par les producteurs et transformateurs d'énergie, des pertes de distribution (par exemple les pertes en lignes électriques) et de transformation.
La consommation d'énergie finale exclut également les énergies utilisées en tant que matière première (dans la pétrochimie notamment).

La consommation énergétique primaire comprend la consommation des producteurs et transformateurs d'énergie, la consommation non-énergétique en tant que matière première et les pertes de distribution et de transformation. Elle correspond à la quantité d'énergie nécessaire pour satisfaire la demande intérieure de l'entité géographique considérée. Elle permet d'évaluer la dépendance énergétique d'un pays.

Corps morts

 
Mode d'ancrage permanent constitué généralement d’un poids relié à une bouée de surface et permettant aux navires de s’y amarrer. Il est composé habituellement d’un bloc béton ou de roche à l'extrémité d’une chaîne.

Coupelier

 
Nom donné aux arbres de haie après un entretien par émondage partiel. Dans ce cas, les dernières couronnes de branches ou les branches terminales (houppier) sont conservées.

Covoiturage

 
Consiste à se déplacer en voiture à au moins deux personnes au sein d’un même véhicule, de manière à limiter les coûts de transport et les impacts environnementaux (émissions de gaz à effet de serre, consommation d’énergie fossile...).

Cryptogame

 
Végétal dont les organes de la fructification sont peu apparents ou cachés, tels que les mousses, les fougères, les lichens...

CÂœfficient de ruissellement

 
Indice utilisé en hydrologie de surface pour caractériser la capacité d’un bassin versant à ruisseler.

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 D 




Déchet non dangereux

 
Un déchet est une substance, un objet ou un bien meuble dont le détenteur se défait ou dont il a l'intention ou l'obligation de se défaire.
Un déchet non dangereux est un déchet qui ne possède aucune des propriétés d'un déchet dangereux mais qui n'est pas inerte.

Les déchets non dangereux peuvent être produits par les ménages (déchets ménagers) ou par les "non-ménages" (industrie, artisan, commerce, administration...), on parle alors de Déchets des Activités Économiques DAE(anciennement Déchets Industriels Banals).

Déchets d'Activité de Soins à Risque Infectieux (DASRI)

 
Les DASRI sont les déchets tranchants/piquants /coupants destinés à l’abandon (qu’ils aient été, ou non, en contact avec un produit biologique), les produits sanguins à usage thérapeutique incomplètement utilisés ou arrivés à péremption, les compresses souillées, les déchets anatomiques humains (ou animaux) non aisément identifiables et certains déchets de laboratoire (milieux de culture, prélèvements...).

Ils peuvent présenter divers risques (infectieux, toxique, chimique, mécanique...) qu’il convient de maîtriser pour protéger les patients, le personnel de santé, les agents chargés de l’élimination des déchets et l’environnement.

Déchets Dangereux

 
Ce sont les déchets présentant une ou plusieurs des propriétés énumérées à l'annexe I de l'article R541-8 du Code de l'environnement :
- explosif
- comburant
- inflammable ou facilement inflammable
- irritant
- nocif
- toxique
- cancérogène
- corrosif
- infectieux
- toxique pour la reproduction
- mutagène
- sensibilisant
- ecotoxique
- dégageant un gaz toxique au contact de l'eau, de l'air ou d'un acide
- susceptible de donner naissance, après élimination, à une autre substance qui possède l'une de ces caractéristiques

Les déchets dangereux peuvent être produits les ménages ou par les activités économiques, on parle alors parfois de déchets industriels spéciaux.

Déchets Inertes

 
Il s’agit de déchets qui ne subissent aucune modification physique, chimique ou biologique importante au cours du temps. Les déchets inertes ne se décomposent pas, ne brûlent pas et ne produisent aucune autre réaction physique ou chimique, ne sont pas biodégradables et ne détériorent pas d’autres matières avec lesquelles ils entrent en contact, d’une manière susceptible d’entraîner une pollution de l’environnement ou de nuire à la santé humaine.

Les déchets inertes proviennent principalement des chantiers des travaux publics et du bâtiment.

Déchets ménagers et assimilés

 
Les déchets ménagers et assimilés regroupent les ordures ménagères, les déchets collectés en déchèterie et les déchets des entreprises ou administrations assimilables aux déchets ménagers. Les ordures ménagères au sens strict sont elles même composées, d’une part des déchets collectés sélectivement,et d’autre part des matériaux collectés en mélange (appelés ordures ménagères résiduelles ou brutes).

Démersale

 
Organisme vivant près du fond sans pour autant y vivre de façon permanente.

Dérangement

 
Tout évènement généré par une activité humaine qui provoque une réaction de fuite ou de défense d’un animal, et/ou qui induit un impact sur la population animale considérée (augmentation des risques de mortalité, diminution du succès reproducteur...).

Diamètre aérodynamique

 
Diamètre d'une particule sphérique de densité égale à 1 ayant la même vitesse de dépôt que la particule mesurée.

Diorite

 
Roche magmatique (plutonique) sans quartz (ou en faible quantité).

Domaine Public Maritime (DPM)

 
Le domaine public maritime, dont la notion juridique remonte à Colbert, est constitué pour l’essentiel du rivage de la mer (donc la plus grande partie des plages) et du sol et sous-sol de la mer jusqu’à la limite des eaux territoriales. On distingue le DPM naturel du DPM artificiel (ouvrages portuaires ou ouvrages liés à la navigation). Il représente une surface estimée à plus de 100 000 km2 en France métropolitaine (Source : MEDAD).

Droit à l'expérimentation

 
Autorisation donnée aux collectivités territoriales par le législateur, de mettre en oeuvre des politiques publiques sur une portion limitée du territoire national et pour une période définie dans le temps, dans un but d’évaluation. Ce droit permet aux collectivités territoriales de déroger aux lois et règlements qui les régissent, pendant un temps préalablement défini, afin de “tester” localement les effets d’une disposition nouvelle, susceptible, après évaluation, d’être élargie au plan national, modifiée ou supprimée.

Dulçaquicole

 
Qui vit en eau douce.

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 E 




EDTA

 
EDTA est l’abréviation utilisée pour désigner l’acide éthylène diamine tétra acétique. Il s’agit d’un acide utilisé dans de nombreuses applications (industrie du papier, agroalimentaire,médecine...) notamment pour les dosages chimiques et biochimiques.

Effet domino

 
Action d’un phénomène dangereux affectant une ou plusieurs installations d’un établissement qui pourrait déclencher un autre phénomène sur une installation ou un établissement voisin, conduisant à une aggravation générale des effets du premier phénomène.

(Ex. : explosion d’une bouteille de gaz suite à un incendie d’entrepôt de papier).

Eléments Traces Métalliques (ETM)

 
Les éléments traces et majeurs sont définis par rapport à leur abondance naturelle dans la croûte terrestre. Les éléments traces sont les 68 éléments chimiques métalliques ou non, constituant la croûte terrestre dont la concentration est, pour chacun d’entre eux, inférieure à 0,1%. On les oppose aux éléments majeurs mais d’un point de vue général, rien ne les distingue et ils obéissent aux mêmes lois physico-chimiques.

Dans les sols, les ETM proviennent en partie de l’altération de la roche mère, mais aussi de sources externes : dépôts atmosphériques, épandages d’engrais, chasse, activités militaires, épandages de boues d’épuration... Certains de ces ETM sont des oligo-éléments nécessaires à la vie des plantes et des animaux (par exemple le cuivre ou le fer) qui peuvent devenir toxiques lorsqu’ils sont en excès. D’autres sont étrangers aux mécanismes biologiques et sont toxiques quels que soit leur concentration.

Emergence sonore

 
L’émergence est la différence de niveau en dB ou dB(A) entre le bruit mesuré avec l’élément perturbateur (installation en fonctionnement), et le bruit résiduel mesuré (installation à l’arrêt). La mesure d’émergence pour les bruits d’environnement est définie par la norme de mesure NFS 31-010.

Emission

 
Quantité de polluant émise par une activité donnée.

Emondage

 
Mode d’entretien des arbres, des haies, qui consiste à couper totalement ou partiellement les branches pour fournir du bois de chauffage.

Endémique

 
Unité taxonomique* dont l’aire de répartition géographique naturelle est restreinte.

Energie

 
L'énergie est la quantité de travail qu'un système physique est susceptible d'effectuer. Elle ne peut être ni détruite, ni consommée, par contre elle peut être convertie en d'autres formes d'énergie. C'est le principe de conservation de l'énergie.

Par ailleurs, on appelle improprement et par extension "énergie" des sources de puissance (Cf. définition) utilisées par l'homme qui relèvent en fait de l'énergie cinétique d'un fluide (eau, air) ou de particules (photons de lumière, éléments de fission ou produits de fusion nucléaire).
Les principales sources "d'énergie" utilisées par l'homme sont :
- les énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon),
- l'énergie nucléaire
- les énergies dites renouvelables : hydraulique, éolienne, solaire, marémotrice, la biomasse...

L'unité légale de mesure de l'énergie est le Joule (symbole J), mais on utilise souvent le Wattheure (symbole Wh) pour exprimer l'énergie électrique. Attention à ne pas le confondre avec le Watt, unité de mesure de la puissance.
Une autre unité, utilisée pour comparer des formes d'énergie différentes, est la tonne équivalent pétrole (Cf. définition).

Enjeux

 
Les enjeux recouvrent l’ensemble des populations, milieux naturels, biens et équipements exposés aux aléas. Ils ne se réduisent ni au territoire directement affecté ni à l’existant. Des territoires lointains peuvent être indirectement touchés : du fait de leur interdépendance, notamment économique, ou de la rupture de réseaux de communication ou énergétiques.
Le potentiel de développement futur des territoires peut être aussi entravé.

Equivalent habitant

 
Unité de mesure permettant d’évaluer la capacité d’une station d’épuration. Cette unité de mesure se base sur la quantité de pollution émise par personne et par jour. 1 EH = 60 g de DBO5/jour soit 21,6 kg de DBO5/an. La directive européenne du 21 mai 1991 définit l’équivalent-habitant comme la charge organique biodégradable ayant une demande biochimique d’oxygène en cinq jours (DBO5) de 60 grammes d’oxygène par jour.

Espèce invasive

 
Espèce introduite envahissante.

Espèce parapluie

 
Espèce dont la protection profite également à d’autres espèces et à la communauté à laquelle elle appartient.

Etiage

 
Période de l’année où le débit d’un cours d’eau est le plus faible.

Eutrophisation

 
Déséquilibre d’un écosystème dû à un excès de nutriments, qui se traduit par une croissance excessive des algues et une diminution de l’oxygène dissous.

Exploitation agricole "professionnelle"

 
Exploitation agricole qui emploie au moins 0,75 UTA (unité de travail annuel ou équivalent temps plein) et atteint une dimension économique d’au moins 12 ha équivalent-blé.

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 F 




Faille

 
Cassure à l’intérieur d’un bloc rocheux avec déplacement relatif des parties ; ce déplacement se manifestant sur le plan de faille par un poli (miroir de faille) qui porte des stries de glissement.

Les failles sont caractérisées par divers paramètres (direction, pendage , valeur du rejet...).

Falaise

 
Relief à forte pente dominant le littoral d’une masse d’eau (mer ou lac).

Forêt de production

 
Forêt disponible pour la production de bois, c’est-à-dire où l’exploitation du bois est possible (sans considération de rentabilité économique) (source : IFN).

Forêt soumise au régime forestier

 
Le régime forestier est l’ensemble des règles de gestion défini par le Code forestier et mises en oeuvre par l’Office national des forêts (ONF). Il est applicable aux forêts appartenant à l’État, aux collectivités territoriales ou à des établissements publics et d’utilité publique.

Frayère

 
Lieu où certaines espèces comme les poissons, les grenouilles, les mollusques et les crustacés produisent ou déposent leurs oeufs.

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 G 




Gabbros

 
Les gabbros sont l’équivalent en profondeur des roches volcaniques basaltiques.

Gaz à effet de serre (GES) et effet de serre

 
L'effet de serre est un phénomène naturel lié à la présence dans l'atmosphère de certains gaz en faible quantité, les gaz à effet de serre, qui retiennent les infrarouges émis par la Terre. L'effet de serre permet de maintenir une température moyenne à la surface de la Terre d'environ 15°C favorable au développement de la vie : sans cet effet, la température moyenne serait de -18°C. Les principaux gaz à effet de serre sont la vapeur d'eau (H2O), le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), le protoxyde d'azote (N2O).

Parmi ces gaz, en plus d'être émis naturellement par la Terre (les organismes vivants, le volcanisme…), certains sont émis par l'homme lors de ses nombreuses activités (CO2 et CH4, notamment). Pour le groupement international d'experts en climatologie (GIEC), les émissions d'origine humaine sont responsables de l'augmentation de la température de 0,6°C depuis le début du XXème siècle.

Gisement minier

 
Gîte minéral ayant fait l’objet d’une exploitation minière.

Gîte minéral

 
Entité géologique minéralisée, qui a pu faire l’objet d’un ou plusieurs sites d’exploitations.

Glyphosate

 
Nom d'une matière active, utilisée comme herbicide total, non sélectif.

Granulat

 
Ensemble de grains ou de fragments entrant dans la composition des ouvrages de travaux publics, de génie civil et de bâtiment.

Groupement forestier

 
Société civile à objet forestier. Le groupement forestier est une personne juridique morale dotée d’un patrimoine propre distinct du patrimoine des propriétaires privés. En contrepartie de leur droit de propriété sur les parcelles boisées, les associés d’un groupement forestier reçoivent des parts sociales du groupement. (Code Forestier Art L.241-1à L.246-2 et R.241.1 à R.246-1 et Code Civil 1832 à 1870-1).

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 H 




Halieutique

 
Qui se rapporte à la pêche.

Hélophyte

 
Plante dont les racines poussent dans un terrain gorgé d'eau mais dont l'appareil végétatif est aérien et bien dressé.

Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

 
Famille d'hydrocarbures générés par la combustion de matières fossiles sous forme gazeuse ou particulaire (par exemple dans un moteur diesel). Les HAP sont des molécules cancérigènes et mutagènes.

exemples : benzo(a)pyrène, fluoranthène, naphtalène...

Hydromorphe

 
Se dit d’un sol qui s’est formé ou a évolué dans un milieu saturé en eau périodiquement ou en permanence, et parfois inondé.

Hydromorphologie

 
Discipline scientifique traitant des processus régissant la géométrie du lit des cours d’eau et leur dynamique, résultante de l’équilibre entre débit solide et débit liquide du cours d’eau et de la morphologie des vallées (vitesse, débit, hauteur d’eau, nature du substrat).

Hydrophile

 
Qualifie une plante qui croît dans l’eau. Une hydrophyte est une plante aquatique.

Hygrophile

 
Qualifie une espèce végétale ou animale qui vit dans les milieux humides.

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 I 




IBD (Indice Biologique Diatomées)

 
Méthode d’évaluation normalisée (Norme NF T90-354) de la qualité des cours d’eau. Cet indice est basé sur l’analyse d’algues brunes microscopiques. Il reflète la qualité physico-chimique de l’eau, étant naturellement sensible à la présence de substances toxiques.

IBGN (Indice Biologique Global Normalisé)

 
Méthode d’évaluation normalisée (Norme NF T90-350) de la qualité des cours d’eau. Elle évalue la qualité de l’eau (matières organiques essentiellement) et des habitats des petits cours d’eau peu profonds.

Immission

 
Concentration d’un polluant mesurée dans l’air.

Incinération

 
Combustion des matières organiques à 1 000 °C ou plus. Les terres traitées par incinération sont transformées en un résidu stérile.

Indice minier

 
Elément géologique qui indique une présence probable d’un gîte minéral.

Industrie lourde

 
Désigne en général les activités nécessitant, pour exister, l’emploi d’outils et de capitaux très importants : secteurs liés à la production ou la transformation de matières premières comme les mines, la métallurgie, la papeterie et la chimie de première transformation ou activités à dominante mécanique ou électrique comme la construction navale ou la production d’électricité.

Intensité énergétique finale

 
Rapport entre la consommation d’énergie et la croissance économique.

Intermodalité

 
Implique l’utilisation de plusieurs modes de transport au cours d’un même déplacement.

Intertidaux

 
Qui se situe ou se développe sur l’estran, entre les limites extrêmes de balancement des marées.

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 L 




Lande

 
Formation végétale généralement fermée, où dominent des végétaux ligneux bas (chaméphytes : ex bruyère) à feuilles persistantes, qui s’établit généralement sur des sols pauvres et acides.

Leishmanioses

 
Maladies parasitaires transmises par de petits insectes, les phlébotomes, très répandues dans le sud de la France.

Leptospiroses

 
Maladies causées par des bactéries, les leptospires, qui se transmettent par les eaux souillées ou le contact avec l'urine de certaines espèces réservoirs (rongeurs aquatiques).

Lithologie

 
Qui fait référence à la nature des roches d’une formation géologique.

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 M 




Mâchefers

 
Les mâchefers sont des résidus solides de la combustion du charbon ou du coke dans les fours industriels ou bien encore de celle des déchets dans les usines d’incinération. Ils sont constitués en grande majorité de matériaux incombustibles (verre, métaux...) et peuvent être valorisés sous forme de matériaux routiers.

Maërl

 
Mot d’origine bretonne utilisé pour désigner des algues calcaires du genre Lithothammium. Ces algues, qui ont la propriété de cristalliser les éléments minéraux de l’eau de mer (formation de concrétions), sont emportées par les courants et se déposent en bancs importants dans les zones calmes. Les bancs de maërl (vivant ou mort) constituent des écosystèmes très riches. Ces algues sont également exploitées pour produire un amendement calcaire utilisé sur les sols acides, notamment en Bretagne.

Magmatique

 
Voir roches magmatiques.

Maladie à transmission vectorielle

 
Maladie dont le germe pathogène (virus, bactérie ou parasite) est transmis d'un individu infecté à un autre par l'intermédiaire d'un arthropode hématophage, en général un moustique ou une tique.

Masse d'eau

 
Portion de cours d’eau, canal, aquifère, plan d’eau ou zone côtière homogène. Il s’agit d’un découpage élémentaire des milieux aquatiques destiné à être l’unité d’évaluation de la Directive Cadre sur l’Eau (DCE).

Une masse de surface est une partie distincte et significative des eaux de surface, telles qu’un lac, un réservoir, une rivière, un fleuve ou un canal, une partie de rivière, de fleuve ou de canal, une eau de transition ou une portion d’eaux côtières. Pour les cours d’eau la délimitation des masses d’eau est basée principalement sur la taille du cours d’eau et la notion d’hydroécorégion.

Les masses d’eau sont regroupées en types homogènes qui servent de base à la définition de la notion de bon état.
Une masse d’eau souterraine est un volume distinct d’eau souterraine à l’intérieur d’un ou de plusieurs aquifères.

Masse d'eau fortement modifiée

 
Masse d’eau de surface ayant subi certaines altérations phy-siques dues à l’activité humaine et de ce fait fondamentalement modifiée quant à son caractère.

Métabolite

 
Substance issue de la transformation d'une autre substance. (ex : l'AMPA est une métabolite du glyphosate).

Métamorphique

 
Voir roches métamorhiques.

Méthanisation

 
La méthanisation est un processus biologique de dégradation de la matière organique par des micro-organismes en milieu anaérobie, c'est à dire en absence d'oxygène.Elle aboutit à la formation de biogaz, un gaz combustible principalement composé de méthane et de dioxyde de carbone.

La méthanisation est un processus naturel qui peut se dérouler dans des milieux tels que les sédiments marins, les marécages et zones humides mais également lors du processus de digestion des animaux.

Ce processus de dégradation peut également s'appliquer à la plupart des déchets :
- déchets ménagers alimentaires, déchets verts,
- sous-produits de l'assainissement,
- boues et effluents de l'industrie agro-alimentaire,
- déjections animales, substrats végétaux,
- etc.

Minéralisation de la matière organique (MO)

 
L’évolution de la MO du sol dépend des transformations qui affectent le devenir du carbone et de l’azote, éléments d’origine endogène (résidus de culture, exsudats racinaires...) ou exogènes (amendements organiques d’origine animale, végétale, urbaine...).

Une partie de la MO est stabilisée dans le sol par des processus d’humification et forme l’humus et une autre partie, plus importante, est perdue par minéralisation : les éléments minéraux ainsi libérés vont être consommé par les micro-organismes du sol, les plantes ou lessivés.

Mor Bihan

 
Nom breton désignant une petite mer. Ce terme faire référence au golfe du même nom.

Mor Braz

 
Le Mor Braz est une zone marine et terrestre allant de Quiberon au Croisic et englobant Belle-Ile, Houat et Hoëdic.

Moyenne mobile sur 15 ans

 
Une moyenne mobile permet de “ lisser “ une série de valeurs exprimée en fonction du temps (série chronologique). Elle permet d’éliminer les fluctuations les moins significatives. Ainsi, calculer la moyenne mobile sur 15 ans consiste à calculer, pour chaque année, la moyenne du paramètre sur les 15 ans (7 ans avant et 7 ans après).

Multimodalité

 
Caractéristique d’un réseau de transports au sein duquel l’usager a la possibilité d’emprunter plusieurs modes de transport pour un même déplacement.

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 N 




Nuitées touristiques

 
Nombre total de nuits passées par les clients d’un établissement : 2 personnes séjournant 3 nuits dans un hôtel comptent ainsi pour 6 nuitées, de même que 6 personnes ne séjournant qu’une nuit (Source : INSEE).

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 O 




Ombrothermique

 
Un diagramme ombrothermique est un type particulier de diagramme climatique représentant les variations mensuelles sur une année des températures et des précipitations selon des gradations standardisées : une gradation de l’échelle des précipitations correspond à deux gradations de l’échelle des températures.

Orogenèse

 
Ensemble des phénomènes (sédimentation, déformation, métamorphisme , magmatisme…) qui conduisent à la formation de reliefs et par extension de chaînes de montagnes (orogenèse cadomienne, hercynienne, alpine...).

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 P 




Partie Par Million (ppm)

 
Terme fréquemment utilisé en sciences pour exprimer une quantité : un ppm correspond à un rapport de 10-6 soit, par exemple, un milligramme par kilogramme.

Pédologie

 
Science qui étudie la genèse, l'évolution, la structure et la répartition des sols et aboutit à une classification des sols.

Pélagique

 
Du milieu océanique ; relatif à la pleine mer.

Perturbateurs endocriniens

 
Un perturbateur endocrinien est un agent exogène capable d'interférer avec la synthèse, la sécrétion, le transport, la liaison, l'action ou l'élimination des hormones naturelles - hormones responsables de la maintenance, de l'homéostasie, de la reproduction, du développement, du comportement -.

Phénologie

 
Etude de la répartition dans le temps des phénomènes périodiques caractéristiques du cycle vital des organismes dans la nature.

Piézomètre

 
Dispositif tubulaire qui permet depuis la surface d'accéder à l'eau d'une nappe phréatique pour en relever le niveau à l'aide d'une sonde ou de réaliser des prélèvements dans le but d'en analyser les composants.

PM (Particulate Matter) 10

 
Particules fines de diamètre aérodynamique inférieur ou égal à 10 μm.

PM (Particulate Matter) 2,5

 
Particules fines de diamètre aérodynamique inférieur ou égal à 2,5 μm.

Point noir du bruit

 
Zone sur laquelle une infrastructure provoque en façade des bâtiments des niveaux sonores supérieurs à 70 dB(A) le jour et 65 dB(A) la nuit.

Pollution photochimique

 
Ensemble de phénomènes complexes qui conduisent à la formation d'ozone et d'autres composés oxydants à partir de polluants primaires (appelés précurseurs) : oxydes d'azote et composés organiques volatils (COV) et d'énergie apportée par le rayonnement Ultra Violet solaire. Ces phénomènes ont lieu dans les couches d'air proche du sol et dans la troposphère libre et sont caractéristiques des situations estivales anticycloniques.

Population municipale

 
La population municipale comprend les personnes ayant leur résidence habituelle (au sens du décret) sur le territoire de la commune, dans un logement ou une communauté, les personnes détenues dans les établissements pénitentiaires de la commune, les personnes sans-abri recensées sur le territoire de la commune et les personnes résidants habituellement dans une habitation mobile recensée sur le territoire de la commune.

Puissance et puissance installée

 
La puissance est la quantité d'énergie par unité de temps.
L'unité légale de mesure de la puissance est le Watt (symbole W), une autre unité est le cheval-vapeur.

La puissance installée est la puissance maximale présumée exploitable qui peut être fournie en régime continu au point de raccordement du réseau, lorsque la totalité de l'installation fonctionne.

Par exemple, une éolienne d'une puissance installée de 1 MW (mégawatt) qui fonctionnerait à 100% du temps à sa performance maximale fournirait une énergie de 1 MWh par heure (ou 24 MWh par jour, ou 1 MJ par seconde).

En pratique, une installation de production d'énergie ne peut pas fonctionner 100% du temps à sa performance maximale si bien que la puissance installée n'est jamais atteinte en totalité.

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 R 




Ragosse

 
Nom donné aux arbres de haie après un entretien par émondage total.

Recyclage

 
Selon la Directive Cadre n°2008/98/CE, on entend par recyclage toute opération de valorisation par laquelle les déchets sont retraités en produits, matières ou substances aux fins de leur fonction initiale ou à d'autres fins. Cela inclut le retraitement des matières organiques, mais n'inclut pas la valorisation énergétique, la conversion pour l'utilisation comme combustible ou pour des opérations de remblayage.

REFIOM

 
Les REFIOM sont des résidus issus de l’épuration des fumées d’incinération des ordures ménagères. Ils sont considérés comme dangereux car ils contiennent de nombreux produits toxiques (plomb, arsenic, mercure...).

Régime forestier

 
Le régime forestier est l'ensemble des règles de gestion définies par le Code forestier et mises en œuvre par l'Office national des forêts (ONF). Il est applicable aux forêts appartenant à l'État, aux collectivités territoriales ou à des établissements publics et d'utilité publique. Par ailleurs, il concerne un certain nombre de terrains non boisés tels que les périmètres de restauration de terrains en montagne ou les zones de dunes du littoral (Source : INSEE).

Remédiation

 
Procédé de traitement d’un sol, d’une eau souterraine ou d’un site pollué en vue d’éliminer ou de maîtriser les risques qu’ils font courir à la santé humaine ou à l’environnement.

Remembrement

 
Le remembrement agricole était un mode d’aménagement foncier rural (il existe aujourd’hui d’autres types d’aménagement foncier avec des objectifs et des modalités renouvelés) qui consistait à regrouper les terres appartenant à un même exploitant.

Il visait particulièrement à adapter le parcellaire agricole à la mécanisation croissante de l’agriculture :
  • en augmentant la taille des parcelles,
  • en améliorant leur configuration et leur desserte,
  • en réduisant les distances par rapport à l’exploitation.

Résidences secondaires

 
Logement utilisé pour les week-ends, les loisirs ou les vacances. Les logements meublés loués (ou à louer) pour des séjours touristiques sont également classés en résidences secondaires (Source : INSEE).

Ressources halieutiques

 
Ressources vivantes aquatiques.

Ripisylve

 
La ripisylve désigne l’ensemble des arbres, arbustes, et plantes herbacées qui se développent en bordure de cours d’eau. C’est la zone de transition entre le milieu terrestre et le milieu aquatique. Sa largeur est variable selon la configuration du secteur et l’activité humaine : elle peut être inexistante ou s’étendre sur quelques dizaines de mètres. La définition de la ripisylve varie selon les auteurs qui prennent en compte ou pas la végétation herbacée associée à une strate arborée comme faisant partie de la ripisylve.

Risque

 
Mesure des effets d’un aléa sur un territoire. Son importance dépend donc de l’aléa mais aussi des enjeux exposés (populations, biens et environnement) et de leur vulnérabilité. Il n’y a pas de risque lorsque le territoire exposé à un aléa est dépourvu d’enjeux humains, matériels et environnementaux.

RisqueRisqueRisque

Risque majeur

 
Se caractérise à la fois par une faible probabilité d’occurrence d’un événement donné et une énorme gravité en cas de réalisation de cet événement (nombreuses victimes, dommages importants aux biens et à l’environnement).

“Le risque majeur, c’est la menace sur l’homme et son environnement direct, sur ses installations, la menace dont la gravité est telle que la société se trouve absolument dépassée par l’immensité du désastre.” Haroun Tazieff (ingénieur agronome, géologue, volcanologue, secrétaire d’État chargé de la prévention des risques technologiques et naturels majeurs de 1984 à 1986).

Selon la circulaire du 29 novembre 1984 : “sont considérés comme majeurs les sinistres nécessitant la mise en oeuvre de moyens dépassant les possibilités des dispositifs de lutte et de secours de la zone sinistrée et entraînant le recours à des moyens nationaux”.

Roches magmatiques

 
Elles résultent de la fusion de certaines parties de l’écorce ou du manteau terrestre, qui sont remontées et qui ont cristallisé à différentes profondeurs (en profondeur : roches plutoniques ; en surface : roches volcaniques). Le granite est l’exemple le plus connu de roches magmatiques.

Roches métamorphiques

 
Elles résultent de la transformation de roches sédimentaires, magmatiques ou métamorphiques plus anciennes sous l’action de la pression et de la température lors de la formation des chaînes de montagne.

Roches plutoniques

 
Voir roches magmatiques.

Roches sédimentaires

 
Elles résultent d’un processus d’érosion, de transport puis de dépôt de matériaux variés dans des aires de réception particulières : les bassins sédimentaires.

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 S 




Sédimentaire

 
Voir roches sédimentaires.

Seveso

 
Commune italienne accidentellement touchée, en juillet 1976, par un nuage toxique contenant notamment de la 2,3,7,8 tétrachlorodibenzopara-dioxine (appelée depuis "dioxine de Seveso") échappé du réacteur d'une usine chimique. Il n'y a eu aucun décès répertorié, cependant environ 200 personnes ont été atteintes de chloracné (lésions cutanées).

Nom donné à la directive européenne (qui réglemente les installations industrielles à risques) et, par extension, appellation de ces installations : site SEVESO, seuil haut (avec servitudes ou pas) ou seuil bas selon le niveau de risque.

Siccité

 
Pourcentage massique de matière sèche d’un produit, soit la quantité de solide restant après un chauffage à 110°C pendant 2 heures.

Site pollué

 
Site qui, du fait d’anciens dépôts de déchets ou d’infiltration de substances, présente une pollution des sols ou des eaux souterraines susceptible de provoquer une nuisance ou un risque pérenne pour les personnes et l’environnement.

Site propre

 
Voie réservée et prioritaire pour les transports en commun, totalement indépendants de la circulation automobile.

Solde migratoire (pour les recensements)

 
Le solde migratoire est la différence entre le nombre de personnes qui sont entrées sur le territoire et le nombre de personnes qui en sont sorties au cours de l’année. Ce concept est indépendant de la nationalité.

Solde naturel

 
Le solde naturel (ou accroissement naturel ou excédent naturel de population) est la différence entre le nombre de naissances et le nombre de décès enregistrés au cours d’une période. Les mots “excédent” ou “accroissement” sont justifiés par le fait qu’en général le nombre de naissances est supérieur à celui des décès. Mais l’inverse peut se produire, et l’excédent naturel est alors négatif.

Le taux d’excédent naturel pendant une période est le rapport de l’excédent naturel à la population moyenne de cette période. Il est aussi égal à la différence entre le taux de natalité et le taux de mortalité.

Stabilisation des déchets

 
Procédé permettant de réduire les quantités de déchets à enfouir en dégradant la matière organique contenue dans ces déchets. Outre la réduction de volume, les déchets enfouis produisent moins de lixiviats et de biogaz (responsable des odeurs).

Stockage des déchets

 
On entend par centre de stockage une installation aménagée pour le dépôt de déchets sur le sol ou leur enfouissement. Depuis le 1er juillet 2002, seuls les déchets ultimes sont admis en centre de stockage (loi du 13 juillet 1992).

En France, on distingue 3 catégories de centres de stockage :
  • les centres de stockage de déchets dangereux (anciens centres de stockage de classe 1) nécessitant une autorisation préfectorale au titre de la législation sur les ICPE,
  • les centres de stockage de déchets non dangereux (anciens centres de stockage de classe 2) qui nécessitent également une autorisation préfectorale,
  • les centres de stockage de déchets inertes (anciens centres de stockage de classe 3) qui nécessitent une autorisation municipale.

Subtidal

 
Qualifie la zone située en-dessous de la zone de balancement des marées et ne se découvrant donc jamais à marée basse.

Surface Agricole Utile (SAU)

 
Ensemble des terres exploitables dédiées à l’activité agricole. Sont exclus les sols des bâtiments et cours, les landes non productives et les friches, les taillis, bois et forêts ainsi que les territoires non agricoles.

Surface en conversion

 
En agriculture biologique, l’obtention du certificat qui permet de commercialiser des produits avec la mention “agriculture biologique” nécessite une période de conversion des terres de deux (cultures annuelles) ou trois ans (cultures pérennes) et une période de conversion variable selon les espèces.

Surface hors Âœuvre nette

 
La surface hors oeuvre nette d’un bâtiment (SHON) désigne la somme des surfaces de plancher de chaque niveau des constructions, mesurées au nu extérieur des murs (c’est-à-dire la surface hors oeuvre brute), de laquelle on déduit un certain nombre d’éléments de surface tels que les combles et sous sols non aménageables, les toitures-terrasses, les surfaces destinées au stationnement...

La SHON sert de base pour établir les taxes d’urbanisme perçues au moment de la construction.

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 T 




Taux de natalité

 
Rapport du nombre de naissances vivantes de l'année à la population totale moyenne de l'année.

Taxon

 
Unité quelconque des classifications hiérarchiques des êtres vivants : embranchements, classes, ordres, familles, espèces...

Généralement, le terme est employé aux rangs spécifique (l’espèce) et subspécifique (la sous-espèce).

Tectonique

 
Ensemble des déformations ayant affecté des terrains géologiques postérieurement à leur formation.

Tonne Equivalent Pérole (TEP)

 
La TEP est la quantité d’énergie obtenue sous forme de chaleur par la combustion d’une tonne de pétrole. Cette unité permet de comparer des formes d’énergie différentes.

Par exemple :
  • 1 tonne de charbon = 0,6 TEP
  • 1 tonne d’essence = 1,05 TEP

Traitement biologique des déchets

 
C’est un procédé contrôlé de transformation par des micro-organismes des déchets fermentescibles en un résidu organique à évolution lente. On distingue le compostage et la méthanisation.

Le compostage permet la transformation des déchets en compost qui pourra être valorisé comme amendement organique ou support de culture, incinéré ou stocké.

La méthanisation conduit à la production de biogaz qui peut être valorisé sous forme de chaleur ou d’électricité et d’un digestat organique qui peut être utilisé comme amendement.

Transect

 
Dispositif d’observation de terrain le long d’un tracé linéaire, destiné à mettre en évidence un gradient, une zonation spatiale ou des relations entre phénomènes.

Transport

 
Flux de marchandise ou de voyageurs, déplacés sur une distance donnée.

Transport collectif en site propre

 
Transport en commun qui emprunte une voie ou un espace qui lui est réservé. Un transport en commun n’est pas nécessairement en site propre sur toute la longueur de la ligne, mais peut l’être seulement sur les portions les plus encombrées.

Trophique

 
Qui se rapporte à la nourriture et à la nutrition.
Dans un écosystème, la trophie représente la quantité d’éléments nutritifs disponibles pour la nutrition des organismes (ex : pour les plantes ou le phytoplancton, l’azote et le phosphore sous une forme assimilable).

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 U 




Unité de paysage

 
Une unité de paysage correspond à un ensemble de composants spatiaux, de perceptions sociales et de dynamiques paysagères qui, par leurs caractères, procurent une singularité à la partie de territoire concernée. Elle se distingue des unités voisines par une différence de présence, d’organisation ou de formes de ces caractères.

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 V 




Valorisation des déchets

 
Selon la Directive Cadre n°2008/98/CE, on entend par valorisation toute opération dont le résultat principal est que des déchets servent à des fins utiles en remplaçant d'autres matières qui auraient été utilisées à une fin particulière, ou que des déchets soient préparés pour être utilisés à cette fin.

Véloroutes

 
Itinéraires pour cyclistes à moyenne et longue distance, d’intérêt départemental, régional ou européen, elles empruntent tous types de voies à faible trafic automobile, et autant que possible les voies vertes. Elles relient les régions entre elles et traversent les agglomérations dans de bonnes conditions.

Voies vertes

 
Aménagements en site propre réservés aux piétons, cyclistes, rollers, personnes à mobilité réduite et parfois cavaliers, les voies vertes sont donc accessibles au plus grand nombre, sécurisées et jalonnées. Elles sont souvent aménagées sur des voies ferrées désaffectées, des chemins de halage, des allées forestières, des chemins d’exploitation...

Voyageurs - kilomètres

 
Produit du nombre de voyageurs par le nombre de kilomètres parcourus pour exprimer le trafic.

Vulnérabilité

 
Propension d’une personne, d’un bien ou d’un territoire à subir ou à résister à des dommages en cas d’exposition à un aléa.

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 W 




Watt

 
Unité de mesure légale de la puissance (symbole W).

Wattheure

 
L’unité légale de mesure de l’énergie est le Joule (symbole J) d’après le nom d’un physicien anglais, James Prescott Joule (1818-1889) célèbre pour ses travaux concernant l’énergie.

Cependant il existe d’autres unités de mesures de l’énergie. Le Wattheure (symbole Wh) est plus souvent utilisé pour exprimer l’énergie électrique.

1 Wh = 3600 J

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 Z 




Zone humide

 
Terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire : la végétation quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année (Définition extraite des articles 1 et 2 de la Loi sur l’eau du 3 janvier 1992).

Zones d'actions complémentaires

 
Bassins versants situés en amont de prises d’eau superficielle destinée à la consommation humaine qui ne répondent pas aux exigences de qualité des eaux brutes.

Zones d'excédent structurel

 
Les cantons classés en excédent structurel sont des cantons pour lesquels le ratio entre l’azote organique produit et la somme des surfaces potentiellement épandables est supérieur ou égal à 170 kg/ha (base données RA 2000).

Zostère

 
Plante sous marine à fleurs prospérant sur le bas des estrans meubles vaseux (zone de balancement des marées) et le haut de l’avant-côte, sur les littoraux Atlantique de la France. Les zostères forment des herbiers dont le rôle biologique (habitat et lieux de reproduction de nombreuses espèces) et sédimentologique(fixation des sédiments) est essentiel.

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